Les Quatre Vivants

Le Tetramorphe

Les Quatre Vivants

Tétramorphe ou Quatre êtres vivants

La couverture du livre les Quatre Vivants ou tétramorphe

Les Quatre Vivants

Auteur :
Editeur : Editions L'Harmattan (10 avril 2007)
ISBN-13 : 978-2296028005
Broché : 314 pages

Pour représenter les quatre évangélistes on utilise souvent dans l'art chrétien, sur les tympans des églises romanes, les fresques, les mosaïques ou bien dans les enluminures, les figures de l'homme, du lion, du taureau et de l'aigle appelés le Tétramorphe ou les Quatre Vivants. Qui sont-ils ? D'où viennent-ils ? Le passage biblique faisant référence aux Quatre Vivants le plus "récent" est le chapitre 4 du Livre de l'Apocalypse. Jean a la vision du trône céleste et il voit donc : Au milieu, autour du trône, quatre vivants, ayant des yeux innombrables en avant et en arrière. Le premier vivant ressemble à un lion, le deuxième vivant ressemble à un jeune taureau, le troisième vivant a comme un visage d'homme, le quatrième vivant ressemble à un aigle en plein vol. Les quatre vivants ont chacun six ailes, avec des yeux innombrables tout autour et au-dedans. Jour et nuit, ils ne cessent de dire: "Saint! Saint! Saint, le Seigneur Dieu, le souverain de l'univers, celui qui était, qui est et qui vient. (Apocalypse 4, 6-8)

La vision d'Isaïe et les Quatre Vivants

  Jean l'évangéliste, l'auteur de l'Apocalypse fait référence à deux passages du premier Testament. Le premier passage, le plus ancien est la vision du prophète Isaïe relatée dans le chapitre 6 de son livre. Le prophète Isaïe se trouve dans le Temple de Jérusalem, dans le Saint des Saints. Il a une vision du trône céleste et des séraphins, des anges aux six ailes apparaissent et chantent le trois fois saint : « Des séraphins se tenaient au-dessus de lui. Ils avaient chacun six ailes: deux pour se couvrir le visage, deux pour se couvrir les pieds, et deux pour voler. Ils se criaient l'un à l'autre: Saint! Saint! Saint, le Seigneur de l'univers ! Toute la terre est remplie de sa gloire "(Is 6).

La vision Ézéchiel et les Quatre Vivants

  La deuxième vision est la vision du prophète Ézéchiel. Ézéchiel était prêtre à Jérusalem. Avec le roi Joachim et d’autres notables de Juda, il fut déporté par Nabuchodonosor à Babylone dès 599. Il vivait au milieu de la communauté juive en exil sur les rives du fleuve Kébar. C’est là, après cinq ans d’exil, qu’il reçut au cours d’une vision, sa vocation prophétique. Ezéchiel était par tempérament un visionnaire, c’est pourquoi les visions tiennent une place considérable dans son livre. Le prophète dépeint la vision des quatre vivants dans trois chapitres. Débute le récit de sa vocation, chapitre 1, la vision du char de Yahvé avec les quatre vivants. Puis le chapitre 10, où la gloire du Seigneur quitte le Temple en compagnie des vivants, auxquels Ezéchiel donne le nom de chérubins. Enfin, la colère du Seigneur étant apaisée, le chapitre 43, décrit le retour du Seigneur au Temple dans une vision semblable à la première. Le prophète décrit sa vision de « quatre vivants » ayant « forme humaine »: « Ils avaient chacun quatre faces et chacun quatre ailes. Leurs jambes étaient droites; leurs pieds, pareils aux sabots d'un veau, étincelaient comme scintille le bronze poli. (…) La forme de leurs visages, c'était visage d'homme et, vers la droite, visage de lion pour tous les quatre, visage de taureau à gauche pour tous les quatre, et visage d'aigle pour tous les quatre. Leurs ailes étaient déployées vers le haut; deux se rejoignaient l'une l'autre, et deux couvraient leur corps » (Ez 1, 5-11).
Le thème des quatre vivants est donc une locution, accompagnant avec constance les théophanies vétérotestamentaires, en quelque sorte, un label théophanique. Au cours de ces visions, les chœurs angéliques, omniprésents, exercent des fonctions multiples. Les trônes, les nuées, les ailes du vent, le feu, les roues, désignent des catégories d’anges au service de la gloire de Dieu, des serviteurs inlassables du Verbe et de l’Esprit vivifiant. Ces catégories ne sont pas exhaustives, car le nombre des anges et leur fonction sont incommensurables. Il y a des peuples infinis de vertus incorporelles et des tribus innombrables, souligne saint Jean Chrysostome.

Les Quatre Vivants deviennent les Quatre Évangélistes

  Dès les débuts de l’ère chrétienne, un mouvement de pensée s'opère pour identifier les quatre vivants aux quatre évangélistes. Notons que cette symbolisation « évangélistique » des quatre vivants qui se propagera en Occident comme un feu de paille, est un affaiblissement de leur caractère théophanique initial. La vision originelle subit une altération, une dégradation dont les vivants ne se remettront pas car elle réduit le caractère extraordinaire et expérimental de la révélation. Le premier père à se pencher sur les quatre vivants dans le détail et à effectuer cette association aux quatre évangélistes est saint Irénée, au 2e siècle. Son commentaire sur les vivants se trouve dans son ouvrage Contre les hérésies.

Interprétation de saint Irénée de Lyon

  Il procède d’abord par analogie. Comme il y a 4 régions du monde, 4 vents principaux, 4 alliances, 4 fleuves du paradis, il y a 4 colonnes dans l’Église, les 4 Évangiles. De préférence doit-on parler d’un seul Évangile sous 4 formes, un Évangile tétramorphe transmis par le Verbe et maintenu par un seul Esprit : Par ailleurs, il ne peut y avoir ni un plus grand ni un plus petit nombre d’Évangiles. En effet, puisqu’il existe quatre régions du monde dans lequel nous sommes et quatre vents principaux, et puisque, d’autre part, l’Église est répandue sur toute la terre et qu’elle a pour colonne et pour soutien l’Évangile et l’Esprit de vie, il est naturel qu’elle ait quatre colonnes qui soufflent de toutes parts l’incorruptibilité et rendent la vie aux hommes. D’où il appert que le Verbe, Artisan de l’univers, qui siège sur les Chérubins et maintient toutes choses, lorsqu’il s’est manifesté aux hommes, nous a donné un Évangile à quadruple forme, encore que maintenu par un unique Esprit.

Quadruple forme des vivants

Le Seigneur siège sur les chérubins. Ces chérubins arborent une quadruple face. Et, souligne saint Irénée, ces 4 faces sont les images de l’activité du Fils de Dieu. Passage important qui attribue aux 4 vivants, des caractéristiques de l’activité du Seigneur, artisan de l’univers : En somme, telle se présente l’activité du Fils de Dieu, telle aussi la forme des vivants, tel aussi le caractère de l’évangile : quadruple forme des vivants, quadruple forme de l’Évangile, quadruple forme de l’activité du Seigneur.

Quadruple forme de l’activité du Seigneur

  Royauté et puissance, telles sont les premières caractéristiques de l’activité du Seigneur, attribuées au lion. Prêtre et sacrificateur sont les fonctions liées au taureau. Le don de l’Esprit volant sur l’Église correspond à l’aigle, tandis que l’Incarnation s’accorde à l’homme : Le premier de ces vivants, est-il dit, est semblable à un lion, ce qui caractérise la puissance, la prééminence et la royauté du Fils de Dieu ; le second est semblable à un jeune taureau, ce qui manifeste sa fonction de sacrificateur et de prêtre ; le troisième a un visage pareil à celui d’un homme, ce qui évoque clairement sa venue humaine ; le quatrième est semblable à un aigle qui vole, ce qui indique le don de l’Esprit volant sur l’Église… Les mêmes traits se retrouvent aussi dans le Verbe de Dieu lui-même : aux patriarches qui existèrent avant Moïse il parlait selon sa divinité et sa gloire ; aux hommes qui vécurent sous la Loi il assignait une fonction sacerdotale et ministérielle ; ensuite, pour nous, il se fit homme ; enfin, il envoya le don de l’Esprit céleste sur toute la terre, nous abritant ainsi sous ses propres ailes. Dans la conclusion de sa démonstration, Irénée reprend le premier thème « quadruple forme de l’Évangile ». Reflets de l’activité du Christ, les quatre vivants s’accordent aux quatre évangélistes : Les Évangiles seront donc eux aussi en accord avec ces vivants sur lesquels siège le Christ Jésus. Il attribue à chacun des vivants un évangile. À l’évangile de Jean, le lion, il raconte sa génération puissante et glorieuse, qu’il tient du Père. À l’évangile de Luc, le taureau, la dimension sacerdotale. Cet évangile commence en effet par l’épisode du prêtre Zacharie, désigné par le sort pour entrer dans le sanctuaire et y brûler l’encens. L’évangile de Matthieu débute par la généalogie du Christ, sa naissance et son enfance, sa vie humaine, aussi correspond-il à l’homme. Quant à l’évangile de Marc, Irénée le qualifie de prophétique parce qu’il commence par une citation d’Isaïe, il montre une image ailée de l’évangile. Aussi coïncide-t-il bien avec l’aigle. L’histoire ne retiendra pas cette distribution.

Interprétation de saint Jérôme

L'identification entre les évangélistes et le Tétramorphe subira des variations et ne sera définitivement fixée qu'avec saint Jérôme au 5e siècle. Saint Jérôme conserve l'attribution de l'homme à Matthieu et du taureau à Luc, mais il identifie le lion à Marc (animal du désert, cet Évangile commençant par la voix qui crie dans le désert) et l'aigle à Jean (dont le prologue commence par le Verbe, voix venue du ciel). Pour Jérôme, ces quatre animaux résument ainsi quatre moments majeurs de la vie du Christ: le Verbe s'est incarné (homme), a été tenté au désert (lion), a été immolé (taureau) et est monté au ciel (aigle). C'est justement l'ordre canonique fixé pour les quatre Évangiles à cette époque. « Préface au Commentaire sur Matthieu » Dans la préface du commentaire sur saint Matthieu, Jérôme, citant Ezéchiel, accorde aux évangélistes, les mêmes vivants correspondants qu’Ambroise. L’homme est attribué à Matthieu car il semble écrire l’histoire d’un homme : Livre de la généalogie de Jésus-Christ fils de David, fils d’Abraham. Le lion est alloué à Marc qui fait entendre la voix du lion rugissant dans le désert : Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez la voie du Seigneur, aplanissez ses sentiers. Le taureau est Luc parce qu’il commence son récit par le prêtre Zacharie. Quant à l’aigle, il concerne Jean qui prend des ailes d’aigle pour s’élancer encore plus haut encore et traiter du Verbe de Dieu. « Commentaire sur Ezéchiel » Dans son « Commentaire sur Ezéchiel », Jérôme considère que le Christ est « le prototype » des quatre vivants, le prototype de cette quadruple forme. Les quatre vivants sont placés dans quatre lieux différents et sous-tendent le monde comme les quatre points cardinaux. Mais surtout ils remplissent de leur présence et de leur louange le monde entier, tous les espaces de la création, le ciel, la terre, l’enfer, pour que soit entendu définitivement le nom de Jésus : Au milieu de ce feu se trouvait donc placée l’image de quatre animaux ; notez bien que c’est la ressemblance et non point la forme de quatre animaux; ces quatre animaux nous sont ensuite représentés comme ayant quadruple forme… cette forme, c’est le Christ qui en est le prototype, le Christ qui est image du Dieu invisible. Les créatures parfaitement normales sont supposées placées dans quatre lieux différents, soit qu’il s’agisse ici d’une allusion aux quatre points cardinaux qui déterminent notre monde, soit qu’il s’agisse des quatre domaines suivants ceux du ciel, de la terre, des enfers et de par-delà le ciel, dont parle l’apôtre Paul : « Qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur la terre et dans les enfers ».

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Nouvelle édition du livre

Avec de nouvelles images

Préface du livre les Quatre Vivants par Nicolas Ozoline : "Il m'est particulièrement agréable de préfacer ce livre de Philippe Péneaud, Les Quatre Vivants. Il poursuit depuis plusieurs années des recherches auprès de la chaire d'Histoire des Arts liturgiques et d'Iconologie à l'Institut de Théologie Orthodoxe Saint-Serge de Paris. Cette étude, qui a fait l'objet d'une brillante soutenance de mémoire de maîtrise, traite de manière approfondie d'un sujet riche et suggestif. Elle a été conduite dans un esprit et selon des méthodes qui me sont chères parce qu'elles me paraissent correspondre le mieux à la recherche moderne dans le domaine de l'iconologie chrétienne. Pour le bonheur du lecteur, ce livre écrit dans un langage théologique clair et précis, se passe des formulations nébuleuses et faussement « mystiques », qu'on ne trouve, hélas, que trop souvent dans le genre de traités qui se plaisent à vouloir emprunter la pose « initiatique ».
Cependant, l'ouvrage ne manque pas de passages proprement poétiques, délicatement éclairés - voire illuminés - par la foi de l'auteur. Après avoir décrypté en détail les fondements scripturaires qui montrent clairement la signification proprement théophanique du tétramorphe biblique, l'auteur constate le caractère réducteur de l'assimilation des Vivants aux quatre Évangélistes par les pères latins, qui a tendance à enfermer le tétramorphe dans une symbolisation excessive et finit par dénaturer sa dimension théophanique. Néanmoins, comme cela est expliqué dans la troisième partie du travail, c'est dans la liturgie - le souffle et la respiration du corps ecclésial - que les Quatre Vivants maintiendront leur ministère théophanique originel, repris et magnifié par le chant de l'assemblée eucharistique qui rejoint leur intercession auprès du trône trinitaire.
Traçant une vaste fresque du parcours des Quatre Vivants dans l'art chrétien - de la déjà très basse antiquité des 5e et 6e siècles avec leur basiliques italiennes et leur chapelles monastiques égyptiennes, découvert naguère par Clédat à Baouit, en passant par la maiestas domini et ses versions orientales et occidentales, qui dans l'extrême diversité des styles locaux illustrent le miracle pentecostal de l'unité et l'identité de la foi qu'elles expriment, jusqu'aux sommets iconiques de l'Europe romane et du « Christ des puissances » de Roublev, l'auteur démontre sans peine « la pérennité du sens théophanique de la représentation des Quatre Vivants », de même que son omniprésence dans l'ensemble des différentes traditions iconographiques de l'univers chrétien.
Ainsi, le tétramorphe peut être considéré non seulement comme une pièce de choix du musée imaginaire de l'Una Sancta, avant et après le schisme latin, mais encore comme pierre de touche et indice de la vivacité du caractère authentiquement et spécifiquement chrétien de tel ou tel développement particulier de l'art ecclésial. Les Vivants peuvent assumer cette tâche d'indice, puisque leur présence est porteuse d'un article de la foi apostolique qui concerne le destin de tout homme. Comme le dit l'auteur, Les Quatre Vivants contemplent perpétuellement la gloire de Dieu et en même temps, ils la révèlent continuellement aux hommes. Serviteurs du Verbe et porteurs de l'Esprit, ils participent à la révélation du Christ qui se rend co-corporel aux hommes pour que les hommes deviennent participants de sa nature divine.
Faisant, de nos jours, toujours partie du vocabulaire courant du langage iconographique de l'art liturgique orthodoxe, les Vivants se meurent au 13e siècle en Occident. Les tympans gothiques du jugement dernier qui ouvriront dorénavant les portes d'une cour de justice, présidée par un Christ juge et procureur à la fois, sonnent le glas de la maiestas des tympans théophaniques et du tétramorphe qui en fut un élément essentiel. Au lieu de la gloire et la majesté du Dieu qui prit un corps humain pour que l'invisible et indescriptible divinité devienne palpable et circonscrite dans ce corps oint et transfiguré, chanté par les choeurs des puissances célestes, dont les Vivants sont les quatre coryphées, le Christ des nouveaux tympans, abaissé de plus en plus vers les formes naturalistes du monde déchu et privé de sa puissance théophanique, se voit réduit à tenir mélancoliquement une croix disproportionnée - qui apparaît d'abord dans sa mandorle, puis la remplace - en anticipant ainsi, avec la « monstration » de ses plaies, sur « l'homme des douleurs du tardo gotico. » Mais étant membre de l'Église, et lui-même iconographe-sculpteur, l'auteur ne saurait terminer cette belle recherche sur le constat d'un échec. En conclusion, il insiste sur la nécessité de tenir serré le fil de la vie liturgique, milieu vital de l'art sacré, qui aujourd'hui plus que jamais est appelé à continuer de témoigner dans l'unité de la foi, de la vie et de la création artistique, de l'Église comme communion où Dieu montre Sa gloire dans des images inspirées, gages du salut du monde."

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Les Quatre Vivants

Symboles des Quatre Evangélistes

Pourquoi Les Quatre Vivants
ont-ils tant d'importance dans la mystique chrétienne du premier millénaire ? Quelle est leur nature, leur fonction, leur origine dans l'Ecriture Sainte ? Pourquoi sont-ils identifiés aux symboles des quatre évangélistes ?

Aux quatre coins de la chrétienté

Pourquoi les retrouve-t-on aux quatre coins de la chrétienté, en Italie, Egypte copte, Nubie, Éthiopie... dans les arts carolingiens, mozarabes... inspirant une multitude d'artistes ?

Les Quatre Vivants se meurent

Puis, les Quatre Vivants se meurent au 13e siècle. La mise en lumière des causes de leur disparition donne l'occasion d'une réflexion globale sur l'évolution de l'art sacré en Occident.

La couverture du livre les Quatre Vivants avec une illustration

Le sommaire du livre

Préface par Nicolas Ozoline
I. LA VISION : SOURCES SCRIPTURAIRES
Vision d'Isaïe
Vision de Michée
Vision d’Ézéchiel
Vision de Zacharie
Vision de Daniel
Les chérubins dans l'Ancien Testament
La vision de Jean
II. L’EXÉGÈSE : DES QUATRE VIVANTS AUX QUATRE ÉVANGÉLISTES
Le lion, l'aigle et le boeuf
Irénée de Lyon
Les quatre vivants et les pères latins
Les quatre vivants et les pères grecs
La question de la représentation symbolique
III. LA CELEBRATION : LES QUATRE VIVANTS ET LA LITURGIE BYZANTINE
La prière d'entrée
Le trisagion
Le chérubikon
L'anaphore
IV. LA PRESENCE : LES QUATRE VIVANTS ET L'ART CHRETIEN
Les quatre vivants et les théophanies voilées
Les quatre vivants et l'hétoïmasie
Les quatre vivants et l'agneau
Les quatre vivants et le clipéus
Les quatre vivants et l'Ascension
Les quatre vivants et la vision de Dieu
Autres visions orientales
Les quatre vivants dans l'art roman
Les tympans de la Transfiguration
Les tympans de l'Ascension
Les tympans de la Vision de Dieu
Les tympans du Jugement dernier
V. L'ABSENCE : LA DISPARITION DES QUATRE VIVANTS
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Où se trouvent les Quatre Vivants ?

En France, sur les monuments : Le plus ancien tétramorphe en France se trouve sur le sarcophage mérovingien de saint Agilbert à l'abbaye Notre-Dame-de-Jouarre en Seine et Marne (680). Sculpté dans un calcaire blanc de provenance locale, le sarcophage fut déplacé au 8ème siècle, et la tête du sarcophage sur laquelle était sculpté le tétramorphe fut mise contre un mur. Dans les années 1970, le sarcophage fut déplacé de nouveau et l'on découvrit un Christ en majesté avec les Quatre Vivants en parfait état de conservation.

Autres Monuments :
Tympan de Moissac
Croix d'Arles sur Tech
Carennac
Fenêtre de Saint-André de Sorède
Devant d'autel de la basilique Saint-Sernin de Toulouse
Ganagobie
Lassouts
Bosost
Cervon-Saint-Barthélémy
Charlieu-Saint-Fortunat
Dijon-Sainte-Bénigne au musée archéologique,
Arles-Sainte-Trophime
Clermont-Ferrand-Notre-Dame du Port
Le Mans
Angoulême-Saint-Pierre
Saint-Loup de Naud
Angers
Bourges
Maguelonne-Saint-Pierre
Mars-sur-Allier
Chartres-Notre-Dame
Nogaro-Saint-Nicolas
Valcabrère-Saint-Just
Dans le nord de l'Espagne sur les façades ou tympans de Carrion de Los Condes, Tarragon, Moarbes, San-Miguel de Estella, etc.


Les Quatre Vivants dessinés par Gallia Bitty

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