Journal

d'un stage de sculpture sur bois

Voici les notes d'une personne ayant participé à un stage de sculpture. Elle a tenu son journal au jour le jour, du premier au cinquième jour. Elle nous confie ses impressions, son vécu.

Premier jour

du stage de sculpture sur bois

Par Philippe Léso. Au terme de la première journée de stage, une croix se détache déjà de la matière brute ; c'est impressionnant. Ce travail m'impressionne, comme quand j'ai pris le pinceau pour la première fois devant la planche qui allait devenir icône. Un autre chemin s'ouvre à moi pour continuer à grandir. En humilité, sans quoi c'est impossible d'envisager une telle démarche. C'est dire que sans cesse, la matière me renvoie au réel : au réel de moi-même quand je mets mes mains au service de la beauté qui ouvre à Dieu. Ni plus ni moins. C'est toujours pour moi, même si je le sais, l'expérience d'un moment d'angoisse, de « crainte révérencieuse », proche de celle des prophètes de l'Ancien Testament quand Jahvé leur enjoint d'être témoins d'une parole autre, d'aller porter la parole sacrée au peuple. Un sentiment de petitesse les surprend. Comme eux, je me dis : « En suis-je digne ? Qui suis-je pour prendre sur moi une telle démarche ? » Philippe Péneaud est accueillant : il accueille notre petitesse et part de là avec nous, avec beaucoup de respect de ce que nous sommes et de ce que nous devenons au cours de cette expérience de sculpture sur bois. Il sait d'expérience avant nous, mieux que nous, mieux que moi, qu'enlever la matière pour laisser naître la beauté de la forme, ne va pas de soi et est signe d'enlèvement de notre matière brute pour laisser advenir le beau en nous et à travers nous. Il sait mieux que nous que des gouges bien affûtées seules peuvent opérer une chirurgie fine au cœur de notre être en passe devenir autre devant une matière qui nous met à nu en se dénudant elle-même par l'œuvre de nos mains prolongées de lames effilées : elles peuvent affiner ou couper net, d'un seul tranchant, et le bois et la chair de nos doigts. Ce qui nécessite une attention de chaque instant, un moment à chaque instant « habité » de notre conscience, de notre attention vigilante au réel qui nous entoure et avec lequel nous sommes invités à « pactiser », comme pour laisser être l'être de notre être en mouvement et l'être de laplanche qui attend notre bon mouvement, avec le grand respect dû au créé, le créé du Créateur qui attend un geste co-créateur de notre part. Dans ce doux et « admirable échange », un miracle se fait jour : la transfiguration du créé qui nous touche, qui touche notre cœur de co-créateur, c'est ce que j'appelle la beauté, la beauté transfigurante qui ouvre à Dieu, en nous et autour de nous. Des moments de silence sont indispensables pour donner à respirer, pour laisser l'inspir et l'expir faire de nous des vivants en devenir, en croissance, en lien avec le réel que nous sommes appelés à visiter de tout notre être, corps-cœur-esprit. Le chant permet à cet air vivant de nous habiter et faire de nous des vivants unifiés davantage dans la conscience de notre lien au réel à travers « êtres, personnes, choses ».


Réserver 5 jours de sculpture sur bois avec Philippe Péneaud

Situation, horaires

Les stages de sculpture sur bois ont lieu dans l'Aude à Saint-Denis, à 20 mn de Carcassonne,
1 h de Toulouse, 1 h 30 de Montpellier, 5 h de Paris en TGV via Montpellier.
Le stage de sculpture sur bois dure cinq jours.
Chaque jour, les horaires sont de 8h à 12h et de 14h à 17h.
Le nombre de stagiaires est limité à 3 ou 4 personnes... presqu'un cours particulier !
Pour tout renseignement ou toute réservation pour le stage de sculpture sur bois, envoyez un message.

Deuxième jour

du stage

Au cours de cette deuxième journée de stage, je continue mon travail : faire ressortir, la forme de la croix de la matière brute de la planche. La planche de tilleul vieux d'une douzaine d'années est plus ou moins dure par endroits et j'avance laborieusement pour dégager la troisième branche de la croix, il me faudra toute la matinée et une partie de l'après-midi pour faire ressortir la troisième branche de la croix et une partie de la quatrième. Nous terminons vers 17h30 afin de nettoyer l'atelier et pouvoir se rendre ensemble pour 18h à un office orthodoxe dans un monastère de moniales orthodoxes proches de Saint-Denis. C'est un office important et festif, la fête de la Transfiguration : toute la nature et l'homme sont transfigurés par l'amour salvifique de Dieu. Au terme de cet office, un gâteau de brioche ainsi que du vin blanc sont partagés avec les participants à ces Vêpres suivies de la litie, une procession de tous autour du cloître du monastère. Si hier à la première pause silencieuse, un « souffle de brise légère » avait capté mon attention et relié au réel de moi-même, aujourd'hui, au cours de cette première pause silencieuse du matin, le « tic-tac d'une horloge » a scandé le temps hors du matin de cette première remise en corps-cœur-esprit de mon être en mouvement tendu vers un travail précis. Ce tic-tac a habité sans cesse mes oreilles et mon cœur et trois images-pensées sont venues à moi. La première, celle du temps qui passe dans un moment d'éternité hors du temps, le tic-tac venant faire échos au goute à goute et rapidement j'ai pensé à nos vieux iconographes écrivant des icônes « à la goute », justement. Ils laissaient tomber une goute de peinture de leur pinceau sur la planche au rythme du battement de leur coeur, dans un mystérieux et « admirable échange » avec les goutes de sang s'écoulant du cœur du Christ en croix, fusion mystique et secret « cœur à cœur » avec le Seigneur. J'ai conscience que je déploie ici en pensée réflexive des images-flashs survenues en éclairs et successivement au cours de ma première halte silencieuse. Je déploie dès lors la deuxième image-flash : le tic-tac de l'horloge m'a fait penser au tic-tac de l'horloge de la merveilleuse chanson de Brel, « Les Vieux » où il nous laisse ces paroles d'or : « La pendule d'argent qui dit oui qui dit non, qui dit je vous attends. », elle attend d'une attente évoquant la mort des « vieux » chez qui « le petit chat est mort et le Muscat du dimanche ne les fait plus chanter ». Et nous là dedans ? Et moi en silence d'un travail vivifiant qui m'attend ? Et j'ai pensé - c'est la troisième image-flash en déploiement de pensée réflexive - à la belle phrase du Rabbi Nahman de Braslav rapporté par Marc-Alain Ouaknin : « Il est interdit d'être vieux !... ».Tout un programme, de vie. Nos « vieux » Pères de l'Eglise vivaient vieux pour la plupart et leurs pensées sont encore tellement jeunes. C'est dire que la fréquentation de la « Parole vive » rend vif celui qui s'ouvre, qui se laisse toucher, même par un seul mot de l'Evangile. La rumination et la manducation régulière de la Parole rend vivant et dès lors toujours plus jeune, plus vif au sens le plus vivant, le plus éveillé au réel d'une Parole qui prend corps et vie au cœur de celui qui s'y abreuve. Et « c'est une source intarissable », nous dit bellement Saint-Ephrem : « N'ayez pas peur d'assécher cette source, chacun y puise et s'y abreuve en fonction de sa soif ». Hier, comme aujourd'hui et demain, quelle richesse d'avoir toujours soif de cette eau qui désaltère en profondeur, nous rend vie, vigueur et jeunesse, de cette jeunesse qui ne vieillit pas ! « Refuser d'apprendre ou de se remettre en projet sous prétexte qu'on est vieux, c'est se condamner à l'immobilisme », dit très justement Gilbert Montagné au cours d'une émission de télévision. Dès lors, plaise à Dieu de me donner toujours le désir d'apprendre, comme un petit enfant, un monde de croissance et un infini de vie et d'amour me sont alors toujours comme promis d'avance et j'ai toute l'éternité de l'instant pour y goûter. Dieumerci. Et Philippe Péneaud aussi. C'est le « peu du beaucoup » que j'avais à dire en ce jeudi, ce « peu du beaucoup » faisant échos à ma réponse à Philippe Péneaud qui nous faisait remarquer que nous étions « bien silencieux » ce matin autour d'une tasse de thé dans le jardin. Je disais alors que si nous ne disons rien c'est que nous avons « beaucoup à dire » et nous nous taisons parce que nous ne savons pas par où commencer. J'ai juste attendu que la journée se termine pour commencer à laisser ma parole d'homme se déployer sur la feuille blanche.

Composition d'inspiration romane sculptée pendant un stage Copeau de bois dégagé par un coup de gouge Stagiaire en formation de sculpture sur bois
Image de gauche, ébauche d'un haut-relief, au milieu copeau de bois, à droite, un sculpteur

Troisième jour du stage

Il est midi en cette troisième journée de stage : ça y est, elle est née, ma première œuvre de sculpture sur bois ! De la planche est née la croix. Et elle continue de naître en moi. J'en suis très ému. « Cela touche mon être », dis-je à Philippe Péneaud qui vient de me demander en quoi cela touche. « On accueille ta profondeur », dit-il, alors que tous sont debout en contemplation devant la croix que je viens de réaliser comme premier travail de sculpture sur bois. Les larmes me viennent, comme elles me sont venues lors de la pause silencieuse de ce matin quand Philippe Péneaud nous a lu la prière de l'artisan, comme après ma première icône, comme souvent en contemplant une icône à la maison ou ailleurs, comme en marchant seul sur un sentier peu battu en campagne ou en ville et comme chaque silence pourrait en être l'ombre... En cette journée où les chrétiens célèbrent la fête de la Transfiguration du Seigneur, je ne peux qu'être touché au plus profond de moi-même. Je suis sûr que tous les saints du ciel et de la terre se réjouissent avec moi de cette planche « transfigurée » en croix- signe de vie pour moi, croix-sens de vie pour moi. Et je pense à mes chers d'ici et d'ailleurs. Et je pense à la nature qui sourit de mille couleurs et je me laisse toucher par tous les rayons de lumière que « frère soleil » nous offre, comme en un clin d'œil aujourd'hui. La pluie et le vent fort nous ont quittés. Ces éléments se sont transfigurés en larmes de vie et en souffle créateur pour moi. J'en rends grâce à Dieu, à mes compagnons d'atelier avec qui je partage quelque chose d'indicible, comme quand, avec mes compagnons de route, nous sommes arrivés à Saint-Jacques-de-Compostelle. Chacun sait l'expérience de l'autre, l'a précédé oui suivi sur le chemin, une même lumière brille dans nos yeux, les mêmes étoiles de création guident nos mains, étape après étape, sur un chemin sanctifié par l'Esprit de vie et dont Philippe Péneaud nous dévoile les balises. Je suis prêt à entamer mon deuxième travail de sculpture sur bois : une rosace, si Dieu le veut. Je pense à tous mes chers. J'ai pris le temps pour réfléchir un peu au projet de ce deuxième travail : une rosace avec un bouton intérieur et deux rangs de feuilles, avec aux quatre coins de la planche, si possible, les croix templières, ce qui fait sens et lien pour moi avec le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Philippe Péneaud accepte le projet et, sur ses indications, je me mets au travail. Au terme de la journée, du dessin de base sur la planche deux angles ont été dégagés de la matière, à l'extérieur d'un double cercle central. Un troisième angle est en partie dégagé. Un temps de pause silencieuse est suivi d'une évaluation visant à faire le point après trois jours de stage. Je dis que j'ai été très ému aujourd'hui et que je suis très content que de la planche soit née la croix en cette journée de la fête de la Transfiguration. Cette croix sera pour moi une croix glorieuse sans m'en glorifier pour autant. Je redis mon contentement de participer à ce stage qui correspond bien à mes attentes. Il se déroule selon moi dans un très bon esprit d'accueil, de respect du rythme de chacun et selon une méthode qui me renvoie à la démarche d'accompagnement inspirée d'une spiritualité proche du récit des disciples d'Emmaüs. Philippe Péneaud nous rejoint où nous en sommes, il nous ouvre les écritures en bois, en paroles et en chair et nous laisse poursuivre notre route. Et nous savons qu'il est là et que nous pouvons le solliciter. Philippe Péneaud écoute chacun et chacune avec attention et nous rappelle que nous sommes dans un lieu où chacun est invité à se rejoindre en lui-même en adoptant le rythme qui donne vie à son être profond. Il nous rappelle que nous sommes dans un lieu de création, en décalage dès lors avec l'ordinaire d'un fonctionnement social dicté par des impératifs de productivité. J'irai avec joie prendre l'air en cette fin de journée de vendredi.

Quatrième jour de stage

Temps de prière à la chapelle de la maison Saint-Joseph avant le déjeuner, comme chaque matinée précédente avant de me rendre à l'atelier de sculpture. J'y poursuis le travail selon les toujours précieuses indications de Philippe Péneaud en cette quatrième journée de stage. Le quatrième coin de la planche est dégagé et l'après-midi, le surplus est enlevé pour faire naître le bouton central autour de la rosace. Trois rangées de feuilles sont dessinées et je commence à tracer au burin les contours des feuilles. La journée est scandée par de saintes pauses silencieuses, salutaires au plus haut point et pour la planche et pour moi. Le pas est plus lent, non de fatigue mais comme par un irrépressible désir de pouvoir rester dans ces moments de grâce. Le pèlerin voit au loin la ville sainte, il ralentit ses pas comme pour rester dans le chemin, même s'il sait que bientôt il en verra la fin. Je sais que demain ce sera fini de cette quête quêtée comme « l'inaccessible étoile » de Brel ? S'en sera fini de ce chemin avec mes compagnons pèlerins d'atelier. Il nous restera à poursuivre ce chemin au quotidien, riches de tous les soleils qui ont réchauffé nos mains pèlerines d'une inaccessible image sous la couverture de bois. Au fil et à contre-fil des jours, chacun est devenu riche de ce qu'il a fait de ses mains, au croisement de silences, de dons et de contre-dons de chacun. Un regard, une attention, un soupir, une parole pauvre de toute la richesse qui tarde à la faire éclore. Mais j'irai « outre», « ultreia », c'est le cri des pèlerins. Ils ne sont pas loin, je les entends proches d'ici. Je les entends souvent au plus profond de mon âme. Il reste peu de temps et une éternité de joie pour venir au bout de ce stage. Une joie discrète que je devinerai demain autour de la table de la mi-journée. La sculpture creuse.un sillon en nous, celui où nous pouvons déposer des germes d' « espérance de la perfection » d'un travail où Dieu « comblera nos manques », ces paroles de la prière de l'artisan sont désormais bien ciselées en mon cœur en ce samedi.

Cinquième jour du stage

Je tourne autour de ma rosace en cette cinquième et dernière journée de stage et je n'en vois pas la fin. De la rosace et de la journée. C'est dire que les feuilles d'une rosace ont des exigences qu'on ne soupçonne pas. Plus je les caresse comme des ailes de papillon pour les aider à naître, plus je me rends compte qu'il y a de la matière à enlever. Et le temps passe inexorablement. Je devine à la première pause et plus encore à la mi-journée que je n'aurai pas le temps de la terminer, de terminer à ce que j'avais envisager de réaliser. Je veux ne pas être pressé par le temps et je m'applique donc à manier du mieux que je peux burin, gouges et fermoirs. Elle sera ce qu'elle veut être, la rosace, et je m'en contenterai. Je m'en contenterai d'une joie simple, celle qui sourd du plus profond de mon être quand je me laisse toucher par une parole de vie, à travers un travail qui ne peut être que de « co-création » à partir de la noble matière du bois et de ses mille textures de fibres, de couleurs et d'odeurs. Comme je peux, je fais part de cette joie, aux couleurs presque « franciscaines », à mes compagnons devenus amis. Je goûte au silence révérencieux qui accompagne chacun de nous à l'écoute des autres, à l'écoute de lui-même en cette instant de grâce, à l'écoute de l'autre de soi-même en lien, plaise à Dieu, avec le tout Autre. Je rends grâce au Dieu vivant pour cette expérience unique qui ne peut pas ne pas me marquer et ciseler en profondeur. Je remercie chacun pour ce mystérieux jeu de révélation réciproque. Comme j'aimerais, comme les témoins de la Transfiguration du Seigneur, « planter trois tentes» à Saint-Denis !. Philippe nous invite à ne pas « idolâtrer » ce moment et reprendre la route de notre quotidien, béni désormais de cet instant d'éternité. « Outre » un peu de pierre que j'emporte de la « Montagne Noire », j'emporte aussi la part de mystère qu'ajoute le qualificatif de « noire » à cette montagne, près de laquelle un lieu habité peut nous rendre davantage éveillés au beau grâce à Philippe et ses talents d'ouvreur de voie. Chemin du retour faisant, mille images viennent m'ancrer dans ce « mystère », mystère dans le sens où il y a toujours plus à découvrir. Vrai chemin initiatique et mystagogique, cette première expérience de sculpture du bois en appelle d'autres, je le devine. Il est ainsi, au cours de l'humaine pérégrination de chacun, des temps dits « forts », comme des « expériences-sommets » à accueillir pour en vivre et en ressortir grandi. Mon passage à Saint-Denis en constitue une, assurément. C'est ma conviction en cette belle journée de dimanche 8 août. « Reviens sur terre ! », me dit à plusieurs reprises mon épouse dès mon retour à la maison. N'est-ce pas le signe concret que j'ai été un peu au ciel ? Habité de ce ciel, j'accueille le sourire de mes proches. « Moi, je suis venu pour que les homme aient la vie, et pour qu'ils l'aient en abondance ». (Jn 10, 10)

Autres pages sur le stage


 
 

Laisser naître la beauté

Le sculpteur accueille notre petitesse et part de là avec nous, avec beaucoup de respect de ce que nous sommes et de ce que nous devenons au cours de cette expérience de sculpture sur bois. Il sait d'expérience avant nous, mieux que nous, mieux que moi, qu'enlever la matière pour laisser naître la beauté de la forme, ne va pas de soi et est signe d'enlèvement de notre matière brute pour laisser advenir le beau en nous et à travers nous. Il sait mieux que nous que des gouges bien affûtées seules peuvent opérer une chirurgie fine au cœur de notre être en passe de devenir autre devant une matière qui nous met à nu en se dénudant elle-même par l'œuvre de nos mains.

Un lieu de création

Philippe Péneaud nous rejoint où nous en sommes, il nous ouvre les écritures en bois, en paroles et en chair et nous laisse poursuivre notre route. Et nous savons qu'il est là et que nous pouvons le solliciter. Philippe Péneaud écoute chacun et chacune avec attention et nous rappelle que nous sommes dans un lieu où chacun est invité à se rejoindre en lui-même en adoptant le rythme qui donne vie à son être profond. Il nous rappelle que nous sommes dans un lieu de création, en décalage dès lors avec l'ordinaire d'un fonctionnement social dicté par des impératifs de productivité

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