Trois femmes

Myrrophores

Les trois Marie

Sculpture de par Philippe Péneaud. Unique exemplaire.

Sculpture sur bois de trois femmes myrrophores

Trois femmes serrées l'une contre l'autre, trois femmes porteuses d'aromates s'approchent du tombeau vide. Les Myrrophores ; elles sont deux chez saint Matthieu, mais trois chez saint Marc. Leur nom est Marie de Magdala, Marie Jacobé et Marie Salomé (elles sont connues en Occident sous le nom des « trois Marie »). Un ange assis sur la pierre roulée du tombeau leur dit de ne pas avoir peur, car le Crucifié qu'elles cherchaient n'est plus ici, il est ressuscité.
En ce troisième dimanche après Pâques, nous faisons mémoire des Myrrophores. Elles pleurent les Myrrophores debout à l'entrée du tombeau vide. Elles pleurent de compassion. Alors que les disciples, à part Jean, ont abandonné le Christ, elles sont restées. Elles sont là au moment de la Crucifixion. Puis elles voient Joseph d'Arimathie aidé par Nicodème descendre le Christ de la croix, l'envelopper d'un linceul immaculé, l'oindre d'aromates en toute hâte, car le jour du grand Sabbat est proche. Elles les voient déposer le corps dans un tombeau taillé dans le roc et rouler une grosse pierre à l'entrée du tombeau. Elles attendent avec impatience la fin du Sabbat pour courir au tombeau avec des aromates et reprendre cet embaumement précipité du corps du Seigneur. Elles trouvent alors un ange vêtu de blanc assis sur la pierre roulée du tombeau ; l'ange leur dit : « Il n'est pas ici celui que vous cherchez, il est ressuscité ». Tout cela est relaté dans les évangiles et également dans ce chant magnifique, chanté tous les dimanches aux matines, le chant des Myrrophores, les évlogitaires : Tu es béni Seigneur. Pourquoi mêlez-vous à la myrrhe des larmes de compassion ? dit aux Myrrophores l’ange resplendissant. Myrrophores : porteurs de myrrhe. La myrrhe est une gomme résine qui vient de l'écorce d'un arbre, l'arbre à myrrhe utilisée dans les parfums. Elle est en général mélangée à l’aloès, une résine également très odorante. Ces deux aromates sont utilisés pour embaumer le corps des défunts pour leur rendre hommage et également pour éviter la putréfaction. Myrrophores : porteurs de myrrhe. Nous fêtons aujourd'hui les femmes Myrrophores, porteuses de myrrhe, Marie de Magdala, Marie femme de Clopas et mère de Jacques le Mineur, Marthe et Marie de Béthanie, sœurs de Lazare, Salomé, mère des apôtres Jacques le Majeur et Jean, et d'autres encore, toutes premiers témoins de la Résurrection. Nous fêtons également des hommes Myrrophores, deux hommes, Joseph d'Arimathie, membre du sanhédrin, l'assemblée du peuple juif et Nicodème, pharisien et également membre du sanhédrin, tous les deux présents au moment de la mise au tombeau. Joseph d'Arimathie apporte un linceul immaculé tandis que Nicodème apporte une grande quantité d'aromates, 100 livres soit 32 kg. Derrière ces Myrrophores, toute une foule accourt aujourd'hui, car nous sommes tous un peuple de Myrrophores. Myrrophores : porteurs de myrrhe, nous sommes lorsque nous prenons soin du Christ présent en nous et en notre frère. Myrrophores : porteurs de myrrhe, nous sommes lorsque nous gardons la lampe de notre cœur allumée pour illuminer le tombeau de la mort dans laquelle nous nous laissons souvent ensevelir. Myrrophores : porteurs de myrrhe, nous sommes lorsque nous embaumons tout notre être, corps-âme-esprit, et que nous le revêtons d'un linceul blanc, immaculé, un vêtement d'immortalité. Myrrophores : porteurs de myrrhe, nous sommes lorsque nous allons au-devant de Dieu et que chaque instant de notre vie est un petit matin, une aube en laquelle se lève l'espérance de la Résurrection. (Dimanche des Myrrophores, Homélie du 26 avril 2015, père Philippe, Monastère du Buisson ardent)

  1. Artiste : Philippe Péneaud, Saint-Denis, France
  2. Dimensions : 20 cm × 36 cm
  3. Matériau : Bois, Poirier