Ripidion

ripidion séraphin aux six ailes
Ripidion séraphin aux six ailes en poirier recouvert d'une couche de pigment par le sculpteur sur bois Philippe Péneaud

Ripidion

Avec un séraphin en poirier

A l'origine, le ripidion est un éventail tenu par les diacres au-dessus des saints-dons pour éviter que les insectes ne tombent pas dans le calice. « Que deux diacres, de chaque côté de l'autel, tiennent un éventail, constitué de fines membranes, ou des plumes du paon, ou de drap fin, et qu'ils chassent silencieusement les petits animaux qui volent, afin qu'ils ne s'approchent pas des calices (Constitutions Ecclésiastiques, VIII, 2) ». Le nom grec signifie "saints éventails" ou bien "six ailes". Il est devenu un symbole des séraphins qui se tiennent au dessus du trône de Dieu et célèbrent sa louange. Au 7e siècle, saint Sophrone de Jérusalem écrit que le ripidion est une image des chérubins et des séraphins et qu'il représente la participation invisbible des puissances angéliques aux sacrements de l'Eglise. Saint Photius, patriarche de Constantinople au 9e siècle écrit que le ripidion aide à « prévenir l'esprit obscurci à ne pas s'attarder sur le visible, mais, en détournant son attention, à attirer les yeux de son esprit et à les détourner vers le haut, du visible à la beauté invisible et ineffable. » Les ripidions sont souvent placés, par deux, derrière l'autel en guise d'ornement et peuvent être portés occasionnellement en procession.