Les vierges en majesté apparaissent en Occident aux alentours du 10ème siècle. Elles sont destinées à l’origine à être des reliquaires. Puis on a oublié l’existence des reliques et les Vierges en majesté ont été vénérées pour elles-mêmes. Elles sont sculptées sur un même modèle iconographique qui consiste en un double trône. Marie est assise sur le trône de Dieu et elle est, elle aussi, le trône vivant du Christ.
La première est la mobilité. Elles devaient être légères car elles étaient destinées à être déplacées, transportées en procession dans l’église et à l’extérieur.
Le choix du bois dépendaient des régions : noyer dans le Sud de la France, chêne et bouleau plus au Nord ou bien encore cèdre ou acacia. Platane en Allemagne et Suisse. Pour éviter que le bois ne se gauchisse ou ne se fende, les sculpteurs évitaient d’utiliser des bois du cœur de l’arbre.
La deuxième caractéristique immuable de ces vierges en majesté, est leur tridimensionnalité. Elles étaient conçues pour être visibles sous tous les angles puisqu’elles étaient transportées en procession non seulement dans l’église mais à l’extérieur de l’église, dans les rues des villes ou bien encore d’église à église.