Le tétramorphe

d'Angoulême

Les Quatre Vivants d'Angoulême. « L’Ascension, sculptée vers 1120, occupe toute la surface de la façade ouest de la cathédrale d’Angoulême. Le Christ debout dans la mandorle en creux, montre ses plaies. En haut de la composition, les anges à mi-corps de la vision de Cahors, semblent réapparaître comme un jaillissement venu du ciel. La Vierge, d’autres saints et les deux anges du récit sont dispersés sur la façade dans des niches ou des fausses portes. Les douze apôtres sont enfermés trois par trois dans des tympans. Tous, acteurs d’une authentique scène de l’Ascension, montrent une grande ressemblance avec les personnages de Cahors. La mandorle du Christ est environnée par quatre vivants puissants, ailés, sculptés de pied, d’une taille presque équivalente à celle du Christ. Ils lui tournent le dos, mais leur regard, par un mouvement en arrière de la tête, qui a pour effet d’allonger démesurément leur cou, se dirige vers lui. L’allusion aux visions d’Ézéchiel et de Jean est sans équivoque. Trois des quatre vivants tiennent les livres des évangélistes tandis que l’aigle tient un rouleau comme il apparaît dans quelques écrits carolingiens, sur le Béatus de Saint-Sever, sur le tympan de Moissac et d’autres tympans. Plus bas, à droite et à gauche, sont représentés des scènes de l’enfer, et autour du Christ, au centre de médaillons, les élus du Paradis, les bienheureux, veillent. » PAGE 247-249 du livre Les Quatre Vivants de Philippe Péneaud, L'Harmattan. Commander le livre Les Quatre Vivants

Le tétramorphe d'Angoulême

Le tétramorphe d'Angoulême (photo www.romanes.com)