Si le sculpteur frappe avec la paume de la main de temps en temps sur ses gouges, il utilise le plus souvent un maillet en bois ou bien une massette cylindrique. Une telle forme offre une surface de percussion accessible sous tous les angles sans altérer le manche de la gouge.

Le maillet du sculpteur

Le choix de l'essence du bois du maillet est essentiel. Plus les fibres du bois sont serrées, plus le maillet offre de résistance aux coups. Aussi le sculpteur choisit-il un maillet en buis ou en frêne ou hêtre ou gaïac. La massette, quant à elle, possède un manche en bois qui traverse un cylindre métallique en alliage de bronze, de zinc et de fonte. Elle se révèle indispensable pour les frappes précises et contrôlées.

Les compas du sculpteur

En bois, ou en métal, les compas se révèlent très utiles pendant la conception du projet, mais également pendant l'opération même de la scultpure. Le sculpteur a recours à plusieurs types de compas. Le compas droit sert à reporter les dimensions sur une surface plane. Le compas d'épaisseur, avec ses branches convexes, est utile pour prendre les cotes, l'épaisseur, les formes d'une sculpture en ronde-bosse. Le compas de profondeur ou d'intérieur, sert à mesurer la saillie, l'épaisseur d'une sculpture, un diamètre intérieur

Les scies du sculpteur

Scie à dos, à guichet, égoïne, à ruban, à déligner, à chantourner, tronçonneuse, etc... c'est la danse des scies ! Elles sont nécessaires à toutes les étapes. Pour la première étape de la sculpture en ronde-bosse, appelée épannelage. A partir du bloc de bois initial, sur lequel la silhouette de la scultpure a été rapidement dessinée, il s'agit de dégrossir la matière superflue. La scie à dos sert quant à elle, à chaque instant, à couper toutes sortes de pièces de bois pour des travaux en détail.

Les rifloirs

Après le modelage à la gouge de la sculpture, certains outils se révèlent utiles à la finition. Composés en trois parties, une partie centrale qui sert à sa préhension, deux extrémités en forme de fines rapes, les rifloirs servent à modeler, lisser les formes, égaliser les surfaces, aplanir les protubérances, polir le bois des sculptures.

Les râpes

Les râpes qui mordent avec le plus d'efficacité le bois sont les rapes "piquées" à la main. Mais il existe toutes sortes de râpes, en fonction de la finesse de la piqure (de la plus grossière à la plus fine), en fonction de la forme de leur lame (carrées, rondes, creuses, etc.)

L'établi du sculpteur

Si certains sculpteurs travaillent à même le sol, en tenant la pièce de bois avec leurs pieds, un bon établi solidement campé sur quatre pieds aux fortes proportions, s'avère un accessoire non négligeable pour fixer sa pièce de bois. Le sculpteur travaille debout ou assis, aussi la hauteur de son établi dépend-elle de la manière dont il travaille. Le plateau de l'établi, d'une épaisseur de 10 cm, en orme ou en hêtre, ou en noyer, doit recevoir une grande quantité de gouges, si nécessaire. Sa largeur ne doit pas être inférieure à 80 cm.

Les outils de fixation, presses, vis anglaises

La pièce de bois est fixée à l'établi par un outil de fixation. Plusieurs solutions s'offrent au sculpteur. Presses allemandes, presses métalliques, presses en bois, vis anglaise, tous les moyens sont bons pour travailler en toute quiétude. Cela peut aller, pour les pièces minces ou fragiles, jusqu'au collage temporaire sur une planche, en collant une feuille de papier en sandwich entre les deux parties.

L'étau du sculpteur

Outil de serrage traditionnel pour les petits objets, l'étau en bois à chariot maintenu à l'établi par une grosse vis de fixation. De nouveaux étaux, encore plus performants sont proposés par les spécialistes. Par exemple l'étau à rotule.