Technique de la sculpture sur bois

Du bon choix du bois

Le poirier

« Le bois du poirier est pesant, d'un grain très-uni, fin, serré et d'une couleur rougeâtre ; il n'est pas sujet à être attaqué par les vers. Il prend la teinture noire on ne peut mieux, et ressemble alors tellement à l'ébène, que l'½il s'y trompe et qu'on ne le reconnait qu'à la différence de pesanteur spécifique. Selon Varennes de Feuilles, le pied cube de ce bois pèse soixante-dix-neuf livres cinq onces quatre gros, quand il est vert, et cinquante-trois livres deux onces, quand il est sec. Il travaille et diminue de près d'un douzième de son volume ; mais il lui arrive rarement de se fendre. Pour la gravure et la sculpture en bois c'est un des meilleurs qu'on puisse employer, après le buis et le cormier." Frédéric Cuvier, Dictionnaire des sciences naturelles, F.G. Levrault, 1826.


"Le bois du poirier cultivé est toujours plus tendre que celui de l'arbre sauvage. L'un et l'autre sont excellents comme chauffage. Ils brûlent en donnant un feu vif qui dure longtemps et produit beaucoup de chaleur"

poirier

"Le bois de poirier acquiert un beau poli ; sa dureté le fait rechercher pour les ouvrages de tour et pour faire les outils de menuiserie. Les luthiers en font des bassons, des flûtes et autres instruments ; les charpentiers l'emploient dans les menues pièces du rouage des moulins, les menuisiers pour en faire des meubles, les ébénistes pour la marqueterie"


"La beauté d'un ouvrage consiste en ce qu'il est coupé tendrement ; qu'il n'y paraisse ni sécheresse ni dureté"

"On a vu des poiriers auxquels on attribuait trois à quatre siècles d'âge et qui étaient extrêmement productifs"

"Le bois de poirier travaille et diminue de près d'un douzième de son volume ; mais il lui arrive rarement de se fendre. Pour la gravure et la sculpture en bois c'est un des meilleurs qu'on puisse employer"

"Le poirier croît avec lenteur, il peut vivre très longtemps et acquérir, par les années, une grosseur assez considérable"


Le poirier

tire son nom du mot "feu"

"Le poirier, du temps d'Homère, était déjà cultivé. Dans son Odyssée (1, VII, v. 116), le prince des poètes le cite parmi les arbres qui ornaient le verger d'Alcinoüs. "Apios" était le nom que les Grecs donnaient ordinairement au poirier cultivé ; les Latins l'appelaient "pirus", nom qui tire son origine du celtique "peren", bien plus vraisemblablement que du mot grec "pur", feu, étymologie fondée sur ce que les fruits du poirier ont la même forme que la flamme qui se termine en pointe. Pline a commis à l'égard du poirier une erreur singulière : il le place au nombre des arbres qui croissent rapidement et durent peu, tandis que c'est tout le contraire : le poirier croît avec lenteur, il peut vivre très longtemps et acquérir, par les années, une grosseur assez considérable. Théophraste, observateur plus judicieux, remarque que plus le poirier est vieux, plus il est fécond ; rien n'est plus vrai. M. Bosc a vu des poiriers auxquels on attribuait trois à quatre siècles d'âge et qui étaient extrêmement productifs. On parle d'un poirier d'Erford, en Angleterre, ayant dix-huit pieds de circonférence. Disséminé dans les forêts de l'Europe tempérée, où il est indigène, le poirier ne forme jamais à lui seul des forêts entières. Moins difficile que le pommier sur l'exposition et la nature du sol, il réussit dans les terrains secs et pierreux ; il y enfonce avec force ses racines et s'introduit jusque dans les fentes des rochers. Cependant une terre grasse et profonde est celle qui lui convient mieux.". Frédéric Cuvier, Dictionnaire des sciences naturelles, F.G. Levrault, 1826.


Sculpture sur bois d'Abraham

Orant, ronde-bosse en poirier

Sculpture sur bois d'Abraham

Abraham, ronde-bosse, poirier

trois anges blancs debout côte à côte

Anges, ronde-bosse, poirier